L’exemple de Georges Dassaud

Il y a l’histoire collective, celle dont la mort des grands de ce monde,  ou des idoles fabriquées,  est jetée en pâture à l’émotion publique ; les biographies enluminées, les hommages posthumes et les oraisons interminables….

        Et puis il y a l’histoire secrète,  inscrite au fond de nos cœurs et de nos mémoires. C’est dans cette histoire, et dans notre chagrin, que figure désormais la disparition de notre ami Georges Dassaud.

Sa mort frappe une famille qui perd un époux, un père, et un grand-père,   à laquelle il s’est consacré sans relâche et qui a partagé avec lui les souffrances qui ont marqué la fin de sa vie. Qu’ils soient assurés de notre sympathie la plus attristée. Dans les couloirs de la FAL, affligés  par la nouvelle de son dernier départ, nous ne l’oublierons pas ; nous nous souviendrons que la porte de son bureau ouvrait sur un homme discret, souriant, généreux, toujours disposé à agir au service de ses semblables.

        S’il est arrivé à cet homme d’être fier, c’est d’abord de ses origines creusoises : fils de gendarme, il était né à Chambon-sur Voueze : fier ensuite d’être sorti de l’Ecole Normale de Guéret  où il avait été un brillant élève en math et physique, et  dont il parlait souvent ; il avait rejoint  la cohorte des instituteurs,   éternels hussards de la République,   à qui tant d’enfants doivent d’avoir appris à penser et à être libres.  Ses camarades de promotion se souviennent d’un joyeux compagnon ouvert aux plaisirs de son âge.

    Jusqu’au bout de ses activités, il demeure attaché à sa vocation éducative qu’il poursuit comme adjoint aux affaires scolaires dans le conseil municipal de Gerzat , autre objet de sa fierté et de son dévouement ; très impliqué d’abord dans l’amicale laïque dont il fut trésorier et président, il fut longtemps  l’ ambassadeur de sa ville, et en fut le maire de 2008 jusqu’en 2014. Ses administrés se souviennent de lui….

        C’est à la FAL qu’il donnera la pleine mesure de son activité et de son militantisme. La somme de ses engagements est impressionnante. D’abord membre du conseil  d’Administration en 1999, il en assume avec courage la présidence dans une période difficile, et reçoit le soutien de Maurice Candoret qui le présente aux dirigeants nationaux.

        Pendant toute la durée de son mandat, de 1999 à 2008, Georges a  favorisé le développement de la  FAL  dans tous les secteurs, toujours  à l’écoute et au service de tous les acteurs. C’est dans le secteur vacances, dont il était issu, qu’il a contribué à la réussite de toutes les actions culturelles et sportives de la fédération, sans oublier le village de vacances Le Grand Panorama, la MECS du Château des Quayres et le centre de CHADIEU. Il assura  la direction du séjour de ski organisé par la FAL à Châtel et ceci bénévolement : son humilité foncière n’en a que plus de mérite.

        Alors que la vie associative et notre fédération connaissent bien des vicissitudes, l’action de Georges Dassaud doit nous demeurer exemplaire ; il doit aussi  nous inciter au courage et à la persévérance. C’est pourquoi le meilleur hommage que nous puissions lui rendre, la meilleure façon de faire vivre son sourire, c’est de poursuivre la mobilisation qu’il n’a cessé de mettre en pratique et de porter haut le flambeau de la laïcité Salut Georges, Adieu l’ami.

Pour la FAL, le comité de rédaction d’Auvergne laïque